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Terrassement & Carrières

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Reportage au sein de Mithieux TP – utilisateurs de nos solutions Trimble en Rhône Alpes

C’est à Seynod, une commune proche d’Annecy, en Haute-Savoie, que la société Mithieux TP réalise une zone industrielle qui comportera notamment les futurs locaux de l’entreprise. Pour ce projet, l’intégralité des engins est équipée en guidage 3D GPS Trimble, un choix motivé tant par le confort que par la productivité induits grâce à cette technologie.


Seynod, Haute-Savoie. Sur le terrain faisant face aux locaux de la société ABM Trans’Alp, Mithieux TP est en train de réaliser une zone industrielle sur laquelle viendra s’implanter le futur site de l’entreprise. Car c’est notamment dans une logique de regroupement des bureaux et des activités que la société locale, spécialisée dans les travaux de terrassements grande masse, de VRD, de démolition et de génie civil, effectue ce chantier : une fois bâtis, les locaux flambants neufs de Mithieux TP se situeront à côté de la société qu’elle détient, ABM Trans’Alp. « En plus des terrassements, nous assurons aussi les déviations d’eaux usées sur ce terrain », explique Lénaïc Brohan, chef de chantier terrassement chez Mithieux TP. « 5 à 6 personnes travaillent sur le projet, avec des engins qui sont tous équipés en guidage 3D GPS Trimble, à savoir un bouteur, un compacteur, une pelle bras long, une pelle hybride et une pelle de production. Mais nous rencontrons quelques contraintes, particulièrement le fait que le terrain se situe sur des marais, et que par conséquent nous devons bâtir des bassins et remblayer la partie humide du site. » Les équipes de Mithieux ont aussi réalisé un merlon antibruit pour ne pas perturber les riverains de la zone résidentielle qui se trouve à quelques centaines de mètres. Les plateformes empierrées de la future zone industrielle de Seynod doivent être livrées fin 2017.

Simplicité et productivité

Ce chantier de terrassement présente toutefois une particularité : la totalité du phasage est réglée par un guidage 3D GPS du fabricant Trimble, distribué dans l’Hexagone par Sitech France. Une base totale a été placée sur le toit d’un bungalow de la société ABM Trans’Alp afin de pouvoir observer les positions des différents engins et d’apporter les éventuelles corrections aux conducteurs et aux topographes. Cette base communique en IP avec le réseau téléphonique mais également en radio avec les engins sur site. Benjamin Petit, conducteur d’engin chez Mithieux TP, analyse les atouts du guidage : « Pour nous, le guidage d’engins apporte beaucoup d’avantages : déjà, il est simple et agréable d’utilisation et nous confère plus d’autonomie dans notre travail. Ensuite, la technologie Trimble est fiable et permet d’accompagner en douceur les mouvements des engins. La visualisation en temps réel de ce que l’on est en train de faire nous rend plus rapides et plus productifs ». Parmi les matériels équipés, on trouve un bouteur Caterpillar D6N, une pelle hybride Komatsu PC 210 LC, et une pelle Volvo EC700CL avec son impressionnant godet de 5 m3.

Boitiers amovibles

Alors, concrètement comment ça marche ? Les engins sont pré-équipés avec des capteurs installés dans des boîtes soudées, dont la fonction est de mesurer des angles et des distances avec une haute sensibilité, pour ensuite établir une trigonométrie. Sur les pelles, ces capteurs sont répartis tout le long du bras et des articulations : flèche-balancier-biellette de godet. Les boîtiers 3D GPS, eux, peuvent être utilisés par plusieurs engins, et ont la possibilité de basculer en guidage 2D pour effectuer des plateformes de niveaux par exemple. Ces boîtiers sont amovibles pour des raisons de sécurité, afin d’éviter les tentatives de vols. Puis entrent en jeu les antennes (ou coupoles) chargées de la réception des données et fixées sur les matériels. Simon Carré, ingénieur d’application pour la région Rhône-Alpes chez Sitech France : « En amont de la production, le géomètre établit dans son bureau les plans pour modéliser le projet en 3D, puis fait parvenir les données aux boîtiers soit via une clé USB, soit via Internet. La précision conférée par le guidage 3D GPS est de l’ordre du centimètre grâce au procédé de la triangulation : d’abord, le satellite envoie des données à la base totale, qui les transfère ensuite aux antennes des engins, pour que finalement les conducteurs les voient apparaître sur leurs écrans ».

Calibrage en temps réel

Mais la précision censée être apportée par les technologies de guidage est aussi fonction du type de machines équipé : en l’occurrence, la pelle Volvo EC700CL de 72 t et de 346 kW ne peut, en tant qu’engin de production, bénéficier que d’une précision de plus ou moins 10 cm, ce qui lui permet cependant de faire aussi bien de la finition que du terrassement. « Ceci dit, la majorité des pelles qui se font aujourd’hui équiper en guidage ont entre 25 et 30 t », poursuit Simon Carré. « Pour le processus en lui-même, le conducteur sélectionne depuis le boîtier un fichier standard, établi par défaut, et correspondant à l’engin qu’il pilote, puis un réglage/calibrage s’opère ensuite grâce aux capteurs, pour positionner le châssis, avec le capteur d’assiette, et le godet, avec le capteur de biellette. »
Ce dernier va même enregistrer des points de contrôle, par exemple sur un talus, pour les envoyer au géomètre qui surveille l’application depuis son bureau. A noter : des capteurs supplémentaires peuvent être ajoutés selon les configurations de pelles et de godets. Les vecteurs du châssis et les mesures prises par chaque capteur de la pelle permettent d’établir des cotes, sachant que plusieurs cotes peuvent être sauvegardées pour chaque godet. Il y a aussi les bornes de guidage LED, qui sont soit indépendantes du poste de commandes, soit fixées autour de l’écran. Elles indiquent au conducteur les mouvements à effectuer : à gauche ou à droite, en avant ou en arrière, vers le haut ou vers le bas.

Prudence et doigté

« Il y a toujours possibilité d’adapter le projet par le conducteur lui-même », ajoute Simon Carré. « Si le besoin s’en fait sentir, il peut modifier pendant la production les coordonnées des talus, des déblais, des remblais… Mais dans tous les cas, il faut garder une chose à l’esprit : la précision du guidage ne varie pas en fonction des technologies de guidage en elles-mêmes, mais en fonction de l’usure des engins qui en sont équipés. » Au bout du compte, le bilan du guidage Trimble en 3D GPS semble donc être positif, avec des gains de productivité importants à la clé, ne serait-ce que parce que des personnes peuvent être affectées à d’autres tâches que la topographie classique. Quelques inconvénients, ou du moins quelques précautions, sont malgré tout à prendre en compte avec le guidage d’engins : la principale difficulté réside dans le fait qu’il n’est plus possible d’avancer dans la réalisation du chantier lorsque le logiciel tombe en panne.
Plus généralement, le recours au guidage implique de la part des conducteurs d’engins d’être plus attentifs à leur conduite, et plus soigneux envers leurs machines. Les technologies de guidage, qui restent chères à l’achat même si l’investissement est amorti sur le long terme grâce aux gains de productivité engendrés, constituent une assistance au travail, d’où le fait que les conducteurs soient formés à leur utilisation. Mais elles peuvent aussi faire des jaloux : les risques de vols ne doivent pas être négligés. Comme pour toute technologie, il faut donc faire preuve de prudence et de doigté. Tout en profitant de ses avantages.

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